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Post fait de bric et de brocs

janvier 21, 2006

Face a un manque certain d’inspiration et de motivation je vous propose aujourd’hui un post trés scolaire en trois parties.

Entrée : Les Paroles de Nirvana

Mon adolescence a été marquée par la bande a Cobain et ce n’est que trés récemment que j’ai pris la décision de me pencher sur leurs paroles qui ce sont parfois révélées d’une profondeur abyssale…Jugez en plutôt la qualité de cette rime tirée de « All Apologies »:

All apologies
What else should I say
Everyone is gay

Alors que j’étais prêt a commander une tasse de « Penny Royal Tea » lors d’une escale aux USA…J’ai lu en explorant des analyse scientifiques de paroles nirvanesque qu’il s’agissait d’une substance abortive…

Plats : Paroles d’Orwell
En grandissant j’ai découvert des groupes de bien moindre envergures mais qui avaient des paroles contenant des mots comme « pulvérulence »…Toujours facile a caser dans les dinés mondains.

Et si c’était vrai.
Si effectivement tout ce que nous aimions allait mourir.
Parce que, voilà. Nous n’avons jamais su être de notre temps. Nous nous sommes heurtés à sa dislocation, à son émiettement. Brisés par la consommation, oppressés par d’hostiles environnements, déçus des émotions préfabriquées. Cédés.
Nous nous sommes épuisés quelque part ici. Engloutis dans les mécanismes créés par nos ancêtres. Et bien sûr nous n’avons pas connu les guerres, bien sûr nous n’avons rien combattu. Mais sans même avoir agi, nous avons tout perdu.
Vaincus par les séquelles. Troués des doutes transmis par ceux qui voulaient nous voir naître, nous tendre cruellement à ces instables labyrinthes qu’ils avaient inachevés pour nous. Il n’y avait pas de solution. Pas de sortie. Pas de jeu, plus de jeu. Cette traversée ne devait pas avoir de fin. Nous tournions sur nous-mêmes, nous étions dévorés par le feu. Peut-être croyait-on que nous nous amuserions.
Le ressassement n’a jamais amusé quiconque.

Ma tête est remplie de Catalogne, de boxeurs et d’émeutes.
Je vis dans un monde et chacun de mes pas en définit un autre. Chacune de mes insomnies n’est qu’une nouvelle tentative de retrouver les abords de ces étranges univers.
Aucune technique n’a su, ne serait-ce qu’un instant, permettre l’exhumation d’un quartier des villes imaginaires qui sont tapies en moi. J’en connais pourtant toutes les cartes, toutes les coupes, et les moindres ruelles.
J’aurais pu bâtir une cité de mes mains.

Ma seule fantaisie aura été d’avoir voulu imiter un temps ceux dont on a tout oublié parce que leur vie s’est tue avec le désespoir. Je n’aurai jamais leur pulvérulence ultime, je n’exploserai pas comme eux en mille particules dangereuses pour chaque recoin de ces odieux organigrammes. Je réitérerai chaque année le même syntagme. On osera peut-être me suivre puis on me trahira pour avoir su poser un instant mes cheveux dans un angle de lumière. Et toutes les prophéties peuvent mourir : la liberté s’est évanouie pour des siècles encore.

« Orwell – Comme ceux qui savent poser leur cheveux dans un angle de lumiere – Paroles de Matthieu Rémi »

Dessert : Vous prendrez un bien un bisounours avant de partir?

L’age passant et la sénescence venant je suis passé à ça

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