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La Nausée

janvier 24, 2006


C’est alors qu’il était jeune prof au lycée du Havre en 1938 que Jean-Paul Sartre écrivit La Nausée (Qui aurait du s’appeler Melancholia du titre de la gravure présente sur la jaquette ci-contre).

Les guides officiels de Sartre vous diront sans doute qu’il s’agit d’un manifeste de l’existentialisme…comme je suis pas sur d’avoir bien compris ce qui se cache derrière ce mot je vais plutôt vous parler de ce que j’ai cru comprendre du bouquin…Je vous propose d’abord deux petites citations qui vous aideront à vous mettre de suite dans l’ambiance gaillarde de ce livre :

« C’est ce que je pense, lui dis-je en riant, que nous voilà, tant que nous sommes, à manger et à boire pour conserver notre précieuse existence et qu’il n’y a rien, rien, aucune raison d’exister. »

« Quand ils auront couché ensemble, il faudra qu’ils trouvent autre chose pour voiler l’énorme absurdité de l’existence »

Le livre se présente comme le journal intime d’un individu effectuant des recherches pour écrire un ouvrage. Je clame ici haut et fort pour une dernière fois que les interprétations qui vont suivre n’engagent que moi, que j’ai le droit d’être à côté de la plaque mais qu’il est alors de votre devoir de m’en informer…

Le personnage principal, Roquentin, arrive dans une nouvelle ville et se retrouve effrayé par l’infini des possibles qui s’offrent à lui. Il n’a aucune obligation, paradoxalement cette grande liberté l’enferme dans une angoisse qui le tétanise. La Nausée est le nom qu’il donne à ces crises d’angoisses pour calmer ces crises, il écoute un morceau de jazz qu’il connaît par cœur, parce que la musique se répète de manière identique, elle rassure par sa prévisibilité.

Le livre porte une réflexion générale sur l’altérité celle des objets qui nous entourent, des autres être humains mais aussi de notre propre corps. Roquentin sent parfois ses mains devenir pesantes, elles l’effraient, lui donnent la Nausée…Je dois avouer que je me suis surpris à regarder mes mains en lisant le livre, les considérant comme des appendices qui ne m’appartenaient pas vraiment…Assez effrayant … mais à essayer.

Mon interprétation pour le trip sur les mains est encore plus hypothétique que le reste. Je crois que la Nausée que déclenche ses mains à Roquentin souligne le pouvoir créateur de l’homme, sa capacité à modeler son réel selon ses désirs donc encore la peur face a tant de possibilité. La création et l’altérité se rejoignent lorsque Sartre souligne la manière dont, lors de la création, nous accouchons de quelque chose qui n’est plus nous, qui ne nous appartient plus dès lors qu’il a été fixé sur un support…mais cette objet qui n’est plus nous va nous définir aux yeux des autres.

Je suis certainement passé a côté de beaucoup de choses dans ce livre parce que je n’ai pas les pré requis nécessaire (je n’ai pas cherché a les avoir non plus me dira t’on). Mais j’ai beaucoup aimé ce que j’ai compris ainsi que le ton très noir qui m’a parfois fait penser a Céline…

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