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Le maître et l’esclave – Post interdit au moins de douze ans

février 13, 2006

Ô mon lecteur, je te prie de m’être indulgent, je vais ici une fois de plus faire un acte d’une superficialité sans bornes mais comme dirait Proust « Parfois une madeleine on peut saliver rien qu’à la regarder » (Formule créée à partir d’un Software Cerf Ltd).
Je vais être superficiel mais je ne peux m’empêcher de relater ici une drôle d’idée qui m’a interpelée ce soir alors que je lisais « La grâce de solitude » en faisant mon métier de contrôleur de ticket de salle de spectacle…
J’ai été surpris d’apprendre dans ce livre que bien avant RAMMSTEIN un allemand c’était penché sur la relation maître esclave. Hegel bien que n’aillant pas de groupe de rock’n’roll, ni de claviériste à asperger de substance douteuses, ni d’effet pyrotechniques sur le pourtour de son bureau…je m’égare.
Hegel, disais je, s’interrogea sur la conscience que nous avons de nous même et affirme que nous ne pouvons être qu’à travers l’autre…Si j’ai bien compris … jusque la rien de trés original. Mais la ou ça devient rigolo et que l’on se rend compte qu’il a tout piqué à RAMMSTEIN c’est lorsqu’il utilise la dialectique du maître et de l’esclave pour illustrer son point de vue.
Il met en scène dans une situation hypothétique un homme aux origine de l’humanité et décrit la manière dont ce dernier accède à la pleine et entière conscience de soi par la rencontre d’un autre être humain. Les hommes commencent à se battre, le maître tue l’esclave et découvre alors, dans la solitude qui en résulte, qu’il est insatisfait de ne plus avoir la possibilité de lire dans les yeux du vaincu l’image de sa propre puissance.

Cette petite scène me fait immanquablement penser aux individus qui ne peuvent se séparer de leur faire valoir. Il est souvent trés aisé de voir dans les couples de trés bons amis de quel côté penche cette balance de rapport de force, qui est le maître et qui est l’esclave, qui aime contempler ça puissance dans l’oeil de l’autre et qui aime voir dieux se pencher sur lui…
J’ai conscience que la dose de cynisme contenue dans ce post pourrait rendre un adolescent fan de Lorie accroc de My Dying Bride («  You can’t expect to see him and survive » dixit The Cry of Mankind de l’album The Angel And The Dark River)

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